Issus respectivement du Cours Florent et du Conservatoire national supérieur de Paris, Bastien Bouillon et Maud Wyler avaient chacun, en plus de leur carrière théâtrale, joué par-ci par-là quelques petits rôles plus ou moins anedotiques au cinéma. Avec 2 automnes, 3 hivers ils disposent enfin, heureusement, d’un espace où pouvoir se déployer plus librement. Dans le film de Sébastien Betbeder, le charme du déguingandé Bastien Bouillon et de la rousse Maud Wyler opèrent pleinement (aux côtés de Vincent Macaigne) ! Rencontre avec deux visages (presque) nouveaux du cinéma français.

SdU : Alors, déjà, qu’est-ce qui vous a séduit dans 2 automnes, 3 hivers, qu’est-ce qui vous a poussé à jouer dans le film ?

Maud Wyler : C’est le scénario et c’est la rencontre avec le réalisateur. Il y avait une cohérence entre le projet et qui il était, et ça m’a plu.

Bastien Bouillon : Moi c’est le scénario et le type atypique du projet. Et, oui, avec Sébastien, ça s’est très bien passé. Après je ne l’ai pas plus recontré que cela, c’était sutout le scénario.

SdU : Et comment est-ce qu’il vous a repéré, vous le savez ?

M. W. : Ouais, moi j’ai de plus en plus d’infos par rapport à ça (petit rire). Parce qu’il va beaucoup au cinéma et moi j’avais fait des films dont un qui n’avait pas vachement marché – parce qu’il était dans une économie de distribution réduite, qui s’appelait Low Life de Nicolas Klotz, il avait vu ça – et il avait vu que j’avais une scène dans Louise Wimmer, il se souvenait de ça aussi. Après Frédéric (nldr : Frédéric Dubreuil, le producteur du film, également interviewé sur ces pages) m’avait contacté sur Facebook pour me faire lire le scénario.

SdU : Et toi, Bastien ?

B.B. : Uniquement par casting, moi. Il ne me connaissait pas avant.

Sortie d’Usine : Et vous étiez nombreux à postuler pour Benjamin ?

B.B. : Au départ, ça devait être un autre comédien qui devait faire le rôle, qui n’a pas pu le faire. Et je pense qu’il ne me connaissait pas non plus.

M.W. : Et toi tu le connaissais Bastien, Matthias ?

SdU : Non.

M.W. : Tu ne te rappelles pas de lui dans La Guerre est déclarée ?

SdU : Oui, après j’ai vu que t’avais joué dans La Guerre est déclarée, du coup…

B.B. : Un petit rôle.

M.W. : Moi, je me souviens de toi dans La Guerre est déclarée.

SdU : Alors Sébastien m’a dit que la première mouture de son scénario c’était que des monologues. C’est aussi comme ça que vous avez découvert le scénario, avec que des monologues sur la page de gauche, et des images sur la page de droite (nldr : le contraire en fait) ?

M.W. : Il y avait beaucoup de monologues, mais il y avait aussi des parties dialoguées.

B.B. : Non, mais Sébastien il a écrit au début un long monologue. Nous, on a eu un scénarion dans sa forme atypique, parce qu’il y a beaucoup d’adresses face à la caméra ; mais on a eu un scénario dans les mains, pas juste une trame. C’était indiqué « voix off face caméra »…

B.B. : Oui, c’était une version très précise, c’était une partition très précise, et il y avait aussi effectivement sur la page gauche qui répondait au texte certaines images qu’il pensait intégrer dans le film, donc ça déjà c’était hyper précis et très écrit.

SdU : Est-ce que vous avez respecté le texte à la virgule près, ou est-ce que vous vous êtes autorisés des écarts de temps en temps, est-ce que vous avez pu un peu improviser ?

M.W. : Tout ce qui est monologues face caméra c ‘était très, très précis, on a appris très précisément et je pense qu’on a joué comme ça.

B.B. : Virgule près je n’en sais rien, en tout cas quasiment au mot près oui, et virgule près, après, ça dépend de chacun nous.

M.W. : Moi, je crois que quand même c’était l’idée, en fait. Il y avat une musicalité, il y avait un rythme dans le texte.

SdU : Alors comment est-ce que Sébastien dirige ses acteurs ? Est-ce qu’il vous a donné beaucoup d’indications ?

B.B. : Vas- y Maud.

M.W. : Ca s’est bien passé. Il ne dit pas énormément de choses, je pense qu’il nous laisse d’abord faire un peu notre proposition lors d’une première prise, et après il va faire des réglages. Le texte donnait déjà tellement de directions de jeu en soi qu’il fallait être très simple et simplement le plus sincère possible avec ce texte. Il ne fallait pas jouer tellement.

B.B.: Non, mais je pense que de toute façon on avait tous compris l’ambiance du film. On n’était pas trop à côté de la plaque de ce qu’il falllait donner, et après Sébastien il venait ajuster et puis faire de la précision – parce qu’il fallait être très précis et qu’il savait très bien ce qu’il voulait.

M.W. : Oui, il savait très bien ce qu’il voulait. Mais je pense que ce n’était pas seulement basé sur le casting, c’était vraiment basé sur une confiance l’un vis-à-vis de l’autre et on suivait, et on n’avait pas le temps de l’emmerder sur des trucs ou de se poser mille questions. Et puis dans le rapport au temps les choses devaient se passer assez rapidement.

SdU : Lorsque j’ai rencontré la monteuse, Julie, elle m’a dit que Sébastien avait nourri l’équipe de tout un ensemble de documents, de livres, de films ?

B.B. : Moi, il m’a montré un film – La Salamandre (nldr : dont un extrait est présent dans le film) – il m’a prêté le dvd avant la seconde partie du tournage, non si non pas vraiment.

M.W. : Moi, il m’a proposé de voir aussi La Salamandre, et Funny people de Judd Appatow. Et c’est marrant, parce c’est deux ambiances très différentes de film et qu’on retrouve dans 2 automnes. Et je pense qu’il fallait saisir ces deux ambiances là. Il y a de la comédie, et en même temps on peut raconter des choses importantes et sérieuses avec la comédie.

B.B. : Et lui il avait une documentaliste (nldr : Christine Hamon) qui a travaillé avec lui pour tous les fonds verts, etc, pour les images d’archives – que ce soient les mineurs chiliens, le truc sur Bernadette Chirac. Il s’est bien entouré, surtout de gens, je pense, qui avaient pigé le projet.

SdU : Très bien. Comment s’est passé le travail avec Vincent Macaigne, qui est un partenaire important à tous les deux dans le film ?

B.B. : Oui, c’est le premier rôle…

SdU : Donc qui est ton amoureux (à Maud) et ton meilleur ami dans le film (à Bastien). Comment ça s’est passé le travail avec lui ?

B.B. : Bien.

SdU : Est-ce que vous le connaissiez déjà avant ?

B.B. : Moi, j’avais tourné avec lui avant, des petites scènes. Je ne le connaissais pas avant. Ca s’est bien passé, plutôt de mieux en mieux. Et puis bon, c’est les rapports humains normaux : au début on ne se connaît pas, et au fil des jours on se rencontre.

SdU : Est-ce que vous vous êtes vus hors tournage, pour approfondir ?

B.B. : On a bu des coups, un peu (rires).

SdU : Ouais d’accord. Parce qu’on sent vraiment un lien fort entre vous, quand on voit le film…

M.W. : Ils sont acteurs (rires).

B.B. : Non mais moi j’adore Vincent, et j’étais très content de travailler lui. Le suceur… (rires).

M.W. : Moi je l’avais croisé à une audition pour sa pièce Hamlet, deux jours. On ne s’était pas très bien entendus, on ne s’était pas entendus quoi, et puis après, oui c’est quelqu’un… Il faut être de bonne condition, il faut un peu l’apprivoiser, c’est un peu le renard du Petit Prince. J’ai rien forcé. Moi je préfère ne pas hyper bien m’entendre avec l’homme que je dois aimer DANS le film, du coup il n’y a pas d’ambiguïté, et je peux l’aimer d’autant plus fort devant la caméra – dès fois ça simplifie. Je m’entends rarement, d’ailleurs, avec les gens avec lesquels je suis en couple dans les films (rires).

B.B. : Ah ouais, c’est pas mal, ce que tu viens de dire.

M.W. : Bah je trouve. C’est pas du tout des couples que j’aurais fait dans la vie, et tant mieux, comme ça la fiction peut être d’autant plus flagrante.

SdU : Tu as fait comme lui le conservatoire de Paris.

M.W. : Oui, mais une autre promo.

SdU : Quelle était l’ambiance sur le plateau, pendant le tournage ? Est-ce que c’était plutôt très concentré ou plutôt assez décontracté, convivial ?

B.B. : En fait, le plus lourd de notre trravail c’était les monologues face caméra, donc une fois qu’on avait ça… Les scènes ne sont pas très, très lourdes. Elles sont très importantes, mais…

M.W. : Oui, il y avait un bon esprit de toute l’équipe et tout. Je pense qu’il y avait quelque chose d’asez bon enfant et ça ça joue dans le rapport au jeu. On prend du plaisir dans le jeu, ce n’était pas tout à coup « action ». Le passage entre le jeu et le non-jeu était très fluide.

SdU : Est-ce que vous avez eu des influences dans votre jeu ?

M.W. : Je ne sais même pas qui t’aimes comme acteurs !

B.B. : Moi ? Leonardo di Caprio.

M.W. : Oui il est balèze. Je sais qu’il m’avait parlé de Bulle Ogier, mais c’est tout, et puis je pense que ce que je fais dans le film ne ressemble pas à ce que fait Bulle Ogier dans La Salamandre. Après, c’est un peu mystérieux, l’inconscient prend en charge les choses. Et puis bizarrement, dès fois, on va être plus inspirés par un costume que la costumière aura choisi, ça va nous donner des éléments sur le personnage, plutôt qu’une théorie d’acteur. Faut garder le côté un peu « bête », il ne faut pas être trop savant quand on joue je crois.

SdU : Et vous allez souvent au cinéma ?

B.B. : Ca dépend des périodes.

M.W. : Et en ce moment ?

B.B. : En ce moment un peu. Un peu ça va dire un film par semaine. Quand c’est beaucoup, ça veut dire trois-quatre films par semaine. Quand j’y vais pas du tout, je vais voir un film tous les deux mois.

SdU : Et pendant le travail généralement vous essayez de ne pas trop regarder de films ?

M.W. : De toute façon, au moment où t’es sur un tournage, t’es pris par le tournage. Moi, c’est un passage entre spectateur – que je peux être beaucoup, là, à Paris – et acteur. Quand je passe acteur, j’essaye de moins être dans une posture de regard, de jugement, de critique, d’être moins critique… Mais je vais essayer de te répondre honnêtement: est-ce que parfois j’ai besoin de voir… ? Oui, au théâtre, mais parce que la durée de préparation est très différente. Au cinéma, il faut tellement enlever au moment de la prise, tellement se désencombrer, et tellement faire confiance à… une organicité, quoi.

SdU : Alors si j’ai bien compris, vous avez prolongé après le film par une émission radiophonique. Vous pouvez m’en dire plus ?

M.W. : J’aimerais bien l’entendre.

B.B. : Eh bien… Sébastien a retravaillé une continuité des dialogues avec quasiment tous les personnages noyaux principaux, tous d’ailleurs, et voilà, on l’a fait chez un réalisateur audiophonique.

M.W. : Oui, de fictions radiophoniques.

B.B. : Et Sébastien et ce monsieur co réalisaient la version audio du film. Donc voilà c’étaient des monologues et parfois des petits dialogues.

M. W. : Très proche du film dans le texte.

SdU : Ca a été fait assez longtemps après le tournage.

B.B. : Oui, mais on avait un feuillet, on n’avait pas besoin de réciter, on n’avait pas eu à ré-apprendre le texte.

SdU : Et qu’est-ce que ça vous a fait de retrouver ces mêmes personnages, un an après ?

B.B. : Moi, il y avait eu beaucoup d’avant-premières, j’étais assez dans le film.
M.W. : Je pense qu’on l’avait en tête le film. Souvent, avec la distance, les choses se simplifient, s’éclaircissent. Je pense qu’il y a des choses où je suis plus heureuse avec ce que j’ai fait à la radio, c’est plus simple…

SdU : Ah bon ?

M.W. : Oui.

B.B. : Moi je sais que je suis beaucoup plus littéraire dans le film dans ma manière de m’exprimer. Là, il me demandait d’être beaucoup plus naturaliste, avec beaucoup d’élisions – ce que j’aurais pu faire aussi dans le film, je parle surtout des monologues.

M.W. : Mais si on re-faisait un film un an après, ça serait intéressant.

B.B. : Bah, Haneke il fait cet exercice (nldr avec Funny Games et Funny Games USA).

M.W. : Oui, mais il délocalise.

B.B. : C’est comme une deuxième version. Ca, on a plus la chance d’exprimenter ça au théâtre

M.W. : Non mais c’est agréable, de reprendre une pièce, et de voir comment le temps a fait son ouvrage. Souvent, il a enlevé des choses, c’est moins velléitaire, c’est assez chouette.

SdU : Qu’est-ce que représente ce rôle dans vos carrières respectives ? Tant professionnellement qu’émotionnellement…

M.W. (riant) : Tous les deux, le meilleur Oscar.

B.B. : Moi c’est un film que j’aime beaucoup, que j’ai envie de défendre, voilà, que je défends – mais si je ne sais pas ce que ça veut dire.

M.W. : Tu ne l’as pas attaqué.

SdU : C’est déjà ça !
B.B. : Non, mais c’est un film que j’aime beaucoup. Et puis c’est une des premières fois que j’avais une partition aussi importante, aussi. Au départ, ça se voulait un court-métrage ! J’espère que le public répondra à l’appel et répondra nombreux. Mais c’est toujours agréable d’être dans un projet qu’on aime, moi c’est pour ça que je fais ce métier, parce que j’ai envie d’être dans des projets que j’aime.

M.W. : Moi, je l’aime bien. Je le trouve très généreux, et très sincère, et c’est agréable, c’est très agréable de le présenter aux gens, parce qu’il y a un rapport très immédiat au public, que le public prend la parole. C’est agréable de voyager avec ce film – ce n’est pas toujours le cas. Je peux être moi-même avec le film, le film me demande pas d’être un ersatz de comédienne chelou qui fait de la promo, il met les gens dans une posture de sincérité – enfin justement pas de « posture » – et je le trouve généreux pour cela. Il y a de belles choses à défendre, et pour moi c’est important, et j’étais hyper heureuse que Sébastien me propose le rôle. Après on ne sait jamais où ça mène.

SdU : Est-ce que vous avez des projets en ce moment ?

B.B. : Je viens de tourner un film d’une femme qui s’appelle Jolie… non Julie Lopes-Curval.

M.W. : Et elle est jolie Julie ?

B.B. : Oui, très jolie. Qui sortira à la rentrée prochaine. Et sinon…

M.W. : Tu reprends au théâtre ?

B.B. : Que la saison prochaine. J’ai un projet qui commencera à partir de août.

SdU : Et ça te déprime cette perspective ?

B.B. : Non, non, j’ai fait un travail avec mon agent et si on n’a pas de boulot, c’est aussi parce qu’on a refusé des choses. Non mais c’est vrai qu’au début quand tu sors d’un film c’est facile de dire non. C’était aussi parce que les choses ne m’intéressaient pas, je ne vais pas cracher dans la soupe. Non mais ça ne me fait pas peur, mais c’est vrai que la tête recommence à fonctionner, on se dit “qu’est-ce qui va venir après ?”. Mais je ne suis pas dans un néant total ! Et j’assume totalement d’être dans le rien, il n’y a pas de souci.

M.W. : Moi, je reprends une tournée au théâtre l’an prochain, je reprends Cyrano.
B.B. : Elle joue à l’Odéon.

M.W. : Je sais que j’ai ça. Le théâtre il est assez agréable pour ça. On sait que maintenant on va travailler et la perspective de ça est rassurante,  sinon on peut être ans un rapport au temps qui peut être difficile. Sinon j’ai tourné deux courts-métrages, et puis j’ai été choisie sur un long-métrage.

B.B. : Le rôle féminin principal ?

M.W. : Ouais.

B.B. : C’est bon ça !

SdU : C’est quoi ?

M.W. : C’est l’adaptation d’une BD qui s’appelle Le combat ordinaire.

SdU : De Manu Larcenet ?

M.W. : Ouais.

B.B. : Il y en a plusieurs ?

M.W. : Il y en a quatre. Mais le film fait une espèce de synthèse.

B.B. : C’est qui qui réalise ?

M.W. : C’est Laurent Tual.

SdU : Ah oui c’est pas lui qui a fait Jean-Philippe ? Non ?

M.W. : Ouais. J’aimerais bien re-tourner avec Bastien.

B.B. : Va falloir que tu leur dises alors !

SdU : Quels sont les films de votre vie ?

B.B. : Comment ça ?

M.W. : Qui nous aident à vivre ?

SdU : Oui, qui sont importants pour vous, oui qui vous donnent des pistes « comment bien vivre », qui vous aident à vivre, oui.

B.B. : Moi je peux te dire les derniers films français que j’ai trouvés intéressants, je peux te dire des noms.

M.W. : Chez moi, je sais qu’il y a eu un avant-après ; quand j’étais petite, j’ai vu Le cercle des poètes disparus. Et plus tard j’ai Les Moissons du Ciel, et pour moi ça reste un film absolument génial dans le rapport aux sens ; je me reconnais beaucoup dans le rapport au monde.

Sdu : Et toi ?

B.B.: Il y en a trop quoi.

M.W. : Mais Matrix, t’aimes bien ? (rires)

B.B. : Non mais Comme La Légende du Grand Judo de Kurosawa. Il y a un moment où il choisit de mourir, enfin bref, c’est trop compliqué, je ne vais pas vous raconter… Mais pour n’en citer qu’un, peut-être celui-là.

M.W. : La Légende du Grand Judo ?

B.B. : Oui.

M.W. : Je ne connaissais pas du tout.

SdU : Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

M.W. : Moi c’est Bastien.

B.B. : Moi c’est Maud.

M.W. : A un moment je ne savais plus. Il y a un an je voulais arrêter ce métier . Et Bastien est arrivé avec sa vivacité et son intelligence, et je me suis dit « si Bastien fait ce métier, ça me fait plaisir de faire le même que lui ».

SdU : D’accord.

B.B. : Non mais moi écoute… Parce que j’aime jouer.

M.W. : Tu ne veux pas sauver le monde ?

B.B. : Non mais c’est un des moments où ma tête s’en va, comme un des moments avec l’amour aussi, un des moments de ma vie où ma tête elle décroche.

M.W. : Il y a un truc d’amour dans jouer. Non mais c’est vrai. C’est un peu la même présence à ça. On offre quelque chose, on offre, on reçoit.

SdU : On se donne… Eh bien très bien. Vous avez carte blanche pour le ou les mots de la fin !

M.W. : L’émotion.

B.B. : Je ne sais pas du tout quoi dire.

M.W. : Moi je souhaite que ce film ait une chouette vie. Continue sa chouette vie.

B.B. : Ouais, c’est vrai. Pour l’instant, il en a une. Mais je ne sais pas trop si les gens vont le voir, etc. Comme on est dedans, on a de petits retours de temps en temps. Mais je suis sûr que si je n’avais pas été dedans – c’est bête à dire – mais que j’aurais trop kiffé aller le voir, c’est bon de voir ce film.

SdU : Oui, je suis d’accord. Merci beaucoup pour cet entretien.

M.W. : De rien.

B.B. : De rien. Et parle-nous un peu de Sortie d’Usine maintenant !

Propos recueillis par Matthias Turcaud au Gévaudan, 67 rue du Bac, près de la station de métro Rue du Bac, le 03/12/13.

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